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De là-bas (septembre 2011)
ZICAZIC par Fred Delforge La voix légère mais le ton décidé, Michel Borla sait parfaitement comment faire passer un message, une sensation, un sentiment, et c’est en entourant ses chansons d’instrumentations riches et fouillées qu’il y va de ses nouveaux titres dans lesquels chacun aura le loisir de reconnaître quelqu’un de cher ou de se reconnaître lui-même. Sans jamais hausser le ton mais sans non plus se mettre trop en retrait, Michel Borla donne à son trioXpresso l’occasion de placer de belles harmonies et invite même Vinciane Hansberger à poser de temps à autres quelques claviers vintage ou encore Marion Lagarde-Romero à donner de la voix comme elle le fait sur « Mon amante » et « Pour les îles ». Une touche de Melodica, deWurlitzer ou d’harmonica, une guitare qui ose parfois claquer un solo un peu plus électrique que les autres, une production et une réalisation très proches de la perfection, il ne faut pas bien longtemps pour s’imprégner pleinement de titres comme « Demain », « Jenny », « En attendant », « Le rouge aux joues » ou « Le vin mauve » et pour ne plus ensuite pouvoir s’en détacher sans ressentir comme une sensation de vide, de manque … Une bonne rasade de trioXpresso pour se mettre en condition et voilà tout le monde paré pour une bonne journée ! Chronique publiée le 16 octobre 2011 http://www.zicazic.com/zicazine/index.php?option=content&task=view&id=8804&Itemid=2
NOUVELLE VAGUE
Publié le 26 Octobre 2011 Michel Borla est de retour, et il n’est pas content : peu de gens avaient eu l’occasion d’entendre les deux premiers opus, sûrement la faute aux jeunes qui téléchargent. Le Niçois revient en groupe et, loin de restreindre le propos, il l’enflamme et le diversifie. Sur trois disques, l’évolution est flagrante, en spirale : si la voix reste omniprésente mais frêle, timide, humble, elle est plus affirmée et a droit à des chœurs bienvenus par endroits. Les arpèges sont toujours là, eux aussi, mais les riffs les titillent et les sons des guitares, plus variés dominent. La batterie simple mais efficace tient son groove et le son général est sacrément correct. Musicalement, certains titres ne dépareraient pas sur Zuma du vieux Neil par exemple, et d’autres laissent voir leurs influences (enfin) revendiquées (Who, Floyd, Lavilliers…). Dans folk rock il y a aussi le mot rock ! Enfin, quelques mots anglais sont jetés avec brio ici ou là : un avant goût du prochain ? Ça ne ferait pas de mal aux oreilles nissartes. I dare you ! Jean-Jacques Massé
http://www.nouvelle-vague.com/chronique.php?chronique_id=3220
Les Herbes Froissées (janvier 2010)
le 23/02/2010 SUCREPOP Une fois pris dans l'engrenage, comment s'en dégager ? Après le grand saut du premier album avec Tuer le temps en 2007, Michel Borla s'embarque à nouveau dans l'aventure d'un album, Les Herbes froissées en est le titre. Même univers folk rock aux textes légèrement teintés de tristesse, le plus souvent signés par lui, même si sa complice du premier album, Claire Legendre lui prête parfois sa plume. Qu'il décrive un soldat déboussolé dans Ou sommes nous ? ou une amitié qui se délite pour un peu trop d'intimité dans le morceau qui donne son titre au disque, Michel Borla pose doucement sa voix sur un lit de guitares électriques ou acoustiques et nous emmène en promenade dans son univers. Dans la droite ligne du précédent album, avec des orchestrations un peu plus étoffées, expérience oblige. A écouter en rêvassant près de la cheminée.
Lien : http://www.sucrepop.com/news.php?lng=fr&pg=1733
NOUVELLE VAGUE Publié le 19 février 2010
Deuxième album du Niçois Michel Borla, bourlingueur hors norme, hors chapelle du rock, sans blouson ni lunettes noires. Même si lui aussi a grandi à l’ombre des grandes figures tutélaires qu’on ne nomme plus. Dans d’autres vies accompagnateur, guitariste puis bassiste, revenu sur ses terres, il ose enfin se mettre à son nom et son compte et devient auteur compositeur. Avec l’aide de ses amis il avait commis un premier album (trop ?) fragile, Tuer le temps, peu écouté au bord du Paillon où l’on semble préférer les maudits de Bukowski ou les gardiens du temple précité…Pourtant il suffirait de tendre l’oreille pour écouter ce folk rock qui, historiquement, a tant de mal à rimer en français. Ici, ni la frime d’un De Palmas, ni la bonhomie d’un Cabrel. Plutôt la fêlure d’une voix à la Yves Simon ou Sheller qui raconte ses histoires brisées, raccommodées, cajolées avec une instrumentation toujours humble, artisanale. Extrêmement plus variée que sur le précédent, voire pas folk du tout (son "A Ibiza" rappelant Peter Gabriel). Sans oublier l’harmonica qui paye son tribut à la statue du commandeur, l’immense Neil Young. Reste une attente pour moi : que Michel se lâche enfin en anglais (si quelqu’un peut se le permettre….) : il deviendrait enfin lui-même, ce "Southern man" qu’il est et qui le hante depuis toujours. Jean Jacques Massé
ZICAZIC 8 mars 2010 par Fred Delforge La guitare acoustique de Michel Borla pouvait passer sur son précédent album pour sa complice la plus intime, c’est sans lui faire d’infidélité mais en invitant tout de même d’autres couleurs sur ses nouvelles chansons que l’artiste dévoile aujourd’hui ses « Herbes froissées » dans un album dense et touffu où l’on ne s’ennuie pas une seconde, les guitares électriques apportant de temps à autres un grain différent tandis que banjos et mandolines donnent à l’occasion de légers accents plus exotiques … Fidèle à une thématique qui est indissociable de sa personnalité, le songwriter s’attache à donner de la liberté à ses chansons mais continue toutefois à parler avec une pointe de nostalgie des petites peines du quotidien ou des inévitables faiblesses de l’être. A la fois fragiles et très claires, des œuvres comme « Les jours mauvais », « Ou sommes-nous ? », « Jeanne le dimanche » ou « Tous les hôtels » se montrent tour à tour élégantes, touchantes et pleines de sensualité, taillées sur mesure pour être les plus populaires et les plus variées possibles sans pour autant céder à une quelconque forme de démagogie et en restant le plus sincères possibles. Avec un album qui lui ressemble mais est également très proche d’un public qui se reconnaîtra forcément dedans, Michel Borla écrit une nouvelle page de l’histoire de la chanson pop-folk … A consommer sans modération !
Tuer le temps (janvier 2007)
Nouvelle Vague # 127 Mars 2007 Michel Borla est un quadragénaire niçois qui a décidé de passer le seuil du premier album en ce début d’année 2007. Inspiré par la période musicale américaine des années soixante-soixante dix, il aime Neil Young, Bob Dylan et cela s’entend. Les textes ont tous été signés Michel Borla, à l’exception de trois écrits par l’écrivain Claire Legendre. Les guitares électriques et acoustiques tissent une toile folk-pop-rock très agréable à écouter car notre homme a manifestement un talent de mélodiste. Nous trouvons également un univers personnel, un ton mélancolique et intimiste dans les paroles des chansons. Il flotte une « désabusion » (comme disait le cher Nino Ferrer) tout au long des onze titres de « Tuer le temps ». Sous les ponts, des ombres passent, la vie s’écoule et Michel Borla contemple tout cela avec une tendresse non feinte. En paraphrasant Michel Borla, il est toujours possible de tuer le temps... en écoutant encore et encore ce premier opus très attachant. Nous voici en présence d’un auteur compositeur à suivre.
La Strada 18 juin 2007
Sucrepop.com septembre 2007
[…]Les compos sont racées, mélodiques, les orchestrations collent au sujet, les textes n'en sont pas pour autant négligés, petites histoires plutôt mélancoliques. Au final, un album sans rien de révolutionnaire, mais fait avec un plaisir communicatif, un album d'artisan, qui travaille par amour du métier, l'amateur au sens noble et premier du terme et qui nous livre 11 titres pour tuer le temps et qui y parviennent sans nous ennuyer une seconde. Phil
ZICAZIC par Fred Delforge
Cet album sent à la fois la passion et l’envie mais aussi la mélancolie et parfois l’angoisse et si la réalisation manque par moment d’un poil de rigueur, c’est en s’attachant plus au contenu qu’à ses arrangements que l’on s’y attarde avec un certain plaisir, y trouvant régulièrement des accents empruntés pêle-mêle à Jesse Sykes et à William Sheller, à Bob Dylan et à Leonard Cohen … Tendre et délicat, Michel Borla ne met jamais un mot plus haut que l’autre mais ne sombre jamais non plus dans le piège de la chanson trop linéaire, imposant tantôt un peu d’harmonica, de flûte traversière ou de tambourin, et s’offrant des duos masculins / féminins portés par une guitare acoustique, un piano ou encore une mandoline. On en passe par « Toutes tes villes », « Cape Cod », « Je pars », « Quand tu n’es pas là » ou encore « Les belles images » et on boit les paroles un peu comme on sirote un verre de grenadine à la terrasse d’un café par une belle journée d’automne, en regrettant un peu le soleil brûlant de l’été et en appréhendant déjà les premiers frimas qui ne tarderont plus à arriver … A force de travail et de patience, Michel Borla est parvenu à vaincre ses démons et à extérioriser au plus juste ses états d’âmes et il a beau essayer de nous faire croire que c’était juste pour « Tuer le temps », on comprend très vite qu’il y a bien plus que ça dans son album ! C’est un peu ce qui fait son charme … Chronique publiée sur :www.zicazic.com
http://www.zicazic.com/zicazine/index.php?option=content&task=view&id=6024
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